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LES TUDORS jusqu'au 19 juillet 2015

Du 18 mars au 19 juillet 2015

LES TUDORS

De toutes les dynasties qui se sont succédé sur le trône d’Angleterre, celle des Tudors qui a régné entre 1485 et 1603, est certainement l’une des plus populaires. Au-delà de la légende inspirée en grande partie par leur vie privée, ces souverains ont profondément marqué l’histoire de leur royaume: d’un point de vue politique, en lui conférant une position stratégique en Europe ; d’un point de vue religieux, en rompant avec l’Eglise catholique ; d’un point de vue culturel, en y accueillant la Renaissance. Des artistes venus d’Italie, de Flandres et des contrées germaniques se sont alors mis au service de la cour pour répondre au nouveau besoin de représentation royale. C’est aux confins de toutes ces influences, dans un pays en pleine mutation, que se sont élaborées les formes originales de la Renaissance anglaise. Cette exposition est la première en France à être consacrée à ce sujet.

Le vrai visage des Tudors

L’exposition réunit les portraits les plus emblématiques des cinq Tudors : Henri VII (le fondateur de la dynastie), Henri VIII, Edouard VI (l’enfant roi), Marie Ire (la Reine Sanglante), Elisabeth Ire (la Reine Vierge). Dans un face à face saisissant avec ces personnages hauts en couleur, le visiteur découvre la Renaissance anglaise, les pratiques et les spécificités de l’art britannique, en même temps que les grands événements qui ont ponctué l’histoire de cette dynastie. Aux portraits qui révèlent le vrai visage des Tudors, de leurs conjoints ou de leurs prétendants et le faste de leur cour, viennent s’ajouter des objets personnels, comme autant de témoignages qui permettent de mieux connaître leur vie et leur époque.

Tudors d’Angleterre et Valois de France : art et diplomatie

L’exposition est l’occasion d’évoquer les rapports entretenus par la France et l’Angleterre tout au long du XVIe siècle. Souvent tendus, entre conflits ouverts et recherche d’alliances, ces liens sont à l’origine d’incessants échanges artistiques dans lesquels le portrait, la miniature en particulier, joue un rôle essentiel. Des œuvres viennent ainsi rappeler quelques épisodes clefs dans l’histoire des relations diplomatiques entre ces deux pays : la rivalité d’Henri VIII et de François Ier ; leur rencontre au Camp du Drap d’Or ; les projets de mariage, non aboutis, d’Elisabeth avec l’un ou l’autre des fils de Catherine de Médicis ; sans oublier la menace que fait planer sur le règne d’Elisabeth la reine d’Ecosse, Marie Stuart, qui fut un temps reine de France...

associé à Nicholas Hilliard, Elisabeth Ire (détail), vers 1575, 78,7 x 61 cm, National Portrait Gallery, Londres, © National Portrait

Gallery, Londres

Les Tudors 3

La construction d’une légende : de la scène à l’écran

L’exposition permet également d’explorer le mythe qui s’est construit autour de la dynastie en se nourrissant des excès qu’on leur a attribués et du contraste entre les multiples mariages d’Henri VIII et le célibat d’Elisabeth. Cette légende, toujours vivace au cinéma et à la télévision, prend racine dans la France du XIXe siècle qui découvre l’histoire de l’Angleterre, Shakespeare et Walter Scott. A la grande époque du genre historique, les Tudors font leur entrée parmi les œuvres présentées au Salon. Mais c’est surtout sur la scène des grands théâtres parisiens que de fameux interprètes font revivre Henri VIII et ses épouses, Elisabeth et Marie Stuart, le temps d’une représentation, avec les pièces de Victor Hugo ou d’Alexandre Dumas, les opéras de Gaetano Donizetti ou de Camille Saint- Saëns. De la scène à l’écran, il n’y a qu’un pas que franchit Sarah Bernhardt en 1912, la première à incarner Elisabeth dans l’histoire du cinéma.

Cette exposition bénéficie du prêt exceptionnel d’une vingtaine d’œuvres phares de la collection de la National Portrait Gallery de Londres. Elle vient couronner un vaste programme de recherches mené par cette institution, Making Art in Tudor Britain, et présente deux nouvelles œuvres restaurées. Elle expose également des œuvres provenant de nombreuses collections britanniques, dont la Royal Collection, le Victoria and Albert Museum, le National Trust, les Royal Armouries... mais aussi d’institutions françaises telles que la Bibliothèque nationale de France et le musée du Louvre.

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commissaires : Charlotte Bolland, conservateur en charge du projet de recherche Making Art in Tudor Britain à la NPG, Tarnya Cooper, chef de la conservation à la NPG et Cécile Maisonneuve, docteur en histoire de l’art, conseiller scientifique à la Rmn-GP

scénographie : Hubert Le Gall, assisté de Laurie Cousseau

Source : Dossier de Presse
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